Séminaire écologie sociale – Signer l’Appel

Rencontres pour repenser et construire l´indispensable post-capitalisme

L´émergence puis le développement du principe de domination, imposé au monde au cours de l´histoire, culmine  aujourd´hui sous sa forme la plus agressive, rationnelle, et totalisante : Le Capitalisme et son appendice l´Etat Nation. Son essence compétitive, de croissance productiviste exponentielle, globalisante et aliénante par nature, ayant la valorisation de la valeur pour seul objectif, détruit à la fois la diversité des cultures humaines et celle de la nature. Elle a fini par envahir les sphères les plus intimes de notre être, phagocyter et détourner à son profit (Le Profit), toute notre créativité et notre capacité d´adaptation collective.

D´où notre difficulté à définir un nouvel horizon.

Toutefois,  cette constatation, loin de nous conduire au désespoir et à l´inhibition de l´action, nous permet de faire table rase de ces soi-disant “changements” politiques et économiques qui finissent toujours par désenchanter et nous amènent, malgré nous, à renouveler ce système de prédation.

Par contre, déceler dans les zones “non piétonnières” du Capitalisme  et au cœur même de ce dernier, les réelles oppositions à ce monde de destruction ainsi que les germes “vitaux” de résistance et d’expérimentation, nous fournit des bases de réflexion et d´action bien plus fiables et tangibles.

Apparaissent ainsi, dans les zones les plus délaissées, voire dévastées par le Capitalisme, par survie et-ou par refus de toutes formes de domination (patriarcat, ethnocentrisme, salariat, destruction des écosystèmes, etc…), de courageuses réalisations d´autogestion généralisée ; soit sur des bases d´organisation néo-traditionnelle comme au Chiapas, soit sur des bases politiques nouvelles, comme le Confédéralisme Démocratique au Rojava kurde. La liste n´est pas exhaustive et ne s´en remet qu´aux cas les plus connus.

Par ailleurs, au sein des zones “piétonnières” du Capitalisme, de plus en plus soumises aux pressions et destructions de ce dernier, répondent de nouvelles formes d´insoumission aux logiques dominantes,  échappant même aux formes traditionnelles de luttes (syndicats, partis politiques). De fait, c´est tout un éventail coloré d´initiatives innovatrices qui voient le jour, que ce soit dans les luttes (ZAD, contre les délogements, occupations, etc…) comme dans les alternatives sociales (Villes en transition, Coopératives Intégrales, Alternatiba, permaculture, Amaps, jardins urbains coopératifs, Circuits Courts, Coopératives ouvrières, habitats alternatifs, etc….)
Quant au domaine du politique, partant notamment du mouvement des Indignés, et en écho à certains penseurs visionnaires des dernières décennies, (Castoriadis, Bookchin, etc..) une ère nouvelle semble s´ouvrir, faisant fi des partis politiques institutionnels, et dans le sens d´un recentrage sur le local (autonomie, municipalisme…), sous des formes nouvelles de démocratie directe.

Ces activités loin de se constituer comme l´affaire de spécialistes ou de professionnels, indépendantes du social au quotidien, invitent bien au contraire, au partage du pouvoir, à la décision par tou-te-s du-des communs, comme des activités sociales. Non plus dans une perspective lucrative de vaines besognes, mais comme créations utiles, indispensables à la communauté afin de subvenir conjointement aux besoins et épanouissements individuels.

Cette conception du politique, enchâssé dans le social est désormais affaire de tout le monde. Elle se veut fédératrice des initiatives sociales, et ceci en donnant la parole à toutes ses actrices et ses acteurs.

Mais comment initier un courant ascendant communicatif, en réseaux, ici et maintenant, qui n´alimente plus les logiques représentatives institutionnalisées du politique, comme celles de la loi d´airain du marché et de son productivisme ?

Partant de ces pensées-actions en mouvement, peut-on envisager ce domaine émergent du politique, comme lieu d´échange, comme lien, comme levain, comme la main visible et solidaire donnant un sens, un but et une force à nos luttes et initiatives sociales alternatives,  localement, territorialement puis à plus long terme internationalement, comme l´ont suggéré bien des penseurs de l´Ecologie Sociale ?

C´est à cette réflexion que nous invitons toutes celles et ceux qui expérimentent et pensent ces initiatives innovantes comme fondatrices et fondamentales.

Car le propos de cette rencontre est bien de créer un espace de réflexion et de mise en commun afin de fonder et projeter un indispensable paradigme politique nouveau, crédible et palpable parce qu´alimenté par les réalisations concrètes interactives (politiques, sociales, culturelles), et d´ébaucher un indispensable et vital virage radical de notre société en vue de déboucher sur un monde nouveau, composé de mondes vivants, multiples et coopérants.

Nous appelons donc à une première Rencontre internationale les 27, 28 et 29 Mai 2016 à Lyon – France

Vous pouvez signer cet appel en ligne en bas de cette page

Contributions

Les documents doivent être d’une taille maximale de 8Mo et de préférence sous format PDF ou doc.

Elles peuvent être envoyées à contact@rencontresecologiesociale.org

Elles sont ensuite toutes mises en ligne sur le sité dédié aux rencontres ici :
rencontresecologiesociale.org

 

Appel en espagnol

Encuentros para pensar y elaborar el indispensable post-capitalismo

La emergencia y el desarrollo del principio de dominación, impuesto al mundo entero durante el transcurso de la historia, culmina hoy en día bajo su forma la más agresiva, racional y totalizadora : o sea, el Capitalismo y su apéndice, el Estado-Nación. Su esencia competitiva, de crecimiento exponencial, globalizadora y alienante por naturaleza, teniendo por único objetivo la valorización del valor, contamina y destruye tanto la diversidad de las culturas como a la vez la bio-diversidad de la naturaleza. Ha logrado invadir las esferas más íntimas de nuestro ser, fagocitar y secuestrar para su propio provecho (El Provecho) toda nuestra creatividad y nuestra capacidad de adaptación colectiva.

De ahí nuestra dificultad para elaborar un proyecto colectivo realmente nuevo.

Esta constatación, sin embargo, lejos de llevarnos a la desesperación y a la inhibición de la acción, nos permite darle la espalda a esos llamados  « cambios políticos » y económicos que siempre acaban por desencantar. Unos cambios de fachada que nos llevan a renovar este sistema depredador, muy a pesar nuestro.

En cambio, descubrir y revelar en las zonas « no peatonales » del capitalismo y en el propio corazón  de este último, las oposiciones reales  a este mundo destructor así como los gérmenes « vitales » de resistencia y experimentación, nos proporciona unas bases de reflexión y acción mucho más fiables y tangibles.

Así pues aparecen, en las zonas las más abandonadas, incluso devastadas por el Capitalismo, por supervivencia y-o por rechazo de todas las formas de dominación (patriarcado, etnocentrismo, salariado, destrucción de los ecosistemas, etc…), valiosas realizaciones de autogestión generalizada ; bien sea sobre bases neo-tradicionales como en Chiapas, o bien sobre bases políticas nuevas como lo es el Confederalismo Democrático en el Rojava kurdo. El listado no es exhaustivo y solo menciona los casos más conocidos.

En el seno de las zonas « peatonales » del Capitalismo, cada vez más sometidas a las presiones y destruciones de este último, responden nuevas formas de insumisión a las lógicas dominantes, escapándo además a las formas de lucha tradicionales (sindicatos, partidos políticos, etc…). De hecho está naciendo todo un abanico de colores de iniciativas innovadoras ya sea en las formas de lucha (anti-desahucios,15M…) como en las alternativas sociales (mercados sociales, resiliencia local, cooperativas integrales, huertos cooperativos, circuitos cortos, grupos de consumo, permacultura, etc…)

En cuanto al ámbito de lo político, partiendo en particular del 15M y otros indignados de por el mundo y haciendo eco a ciertos pensadores visionarios (Castoriadis, Bookchin, etc…), una nueva era se está abriendo paso, dándole la espalda a los partidos políticos institucionales y empezando por el ámbito local (autonomía, municipalismo…), inaugurando nuevas formas de democracia real, la democracia directa.

Estas actividades, lejos de constituirse como asunto de especialistas o profesionales, independientes respecto al ámbito social, invitan al contrario a compartir el poder, en el día a día, a decidir por parte de todas/os respecto a los asuntos comunes, y a las actividades sociales en general. No con un propósito lucrativo de vanas actividades productivistas, sino más bien como creaciones útiles, indispensables para la comunidad y con el fin de satisfacer conjuntamente las necesidades de cada persona y la realización de cada cual.

Por ello, esta concepción de lo político insertado en lo social es asunto de todo el mundo. Se propone federar todas las inciativas sociales al facilitarle la palabra a todas sus actoras y actores.

Pero, ¿ Como iniciar una corriente ascendiente comunicativa, horizontalmente , aquí y ahora y que deje por fin de alimentar las lógicas representativas institucionalizadas de lo político, y aquellas que constituyen la ley de hierro del mercado y su productivismo ?

Partiendo de estos pensamientos en acción, en movimiento, ¿Podemos considerar este ámbito emergente de lo político, como espacio-lugar de intercambio, como lazo, como fermento de estos pensamientos en acción, como lugar de apoyo mutuo, como la mano solidaria que les da una visibilidad, un sentido y una meta ? Localmente, territorialmente y a más largo plazo, internacionalmente, así como lo han sugerido pensadores de la Ecología Social.

Es precisamente a esta reflexión que os invitamos todas y todos aquellos que experimentan y piensan estas iniciativas innovadoras, como siendo fundadoras y fundamentales.

Porque el propósito de este encuentro es claramente el de crear un espacio de reflexión y de puesta en común con el fín de fundar y proyectar un indispensable y nuevo paradigma político, creíble y palpable al ser alimentado por realizaciones concretas interactivas (políticas, sociales, culturales, etc…), emprender un  vital viraje radical de nuestra sociedad en vistas de un mundo nuevo, hecho de mundos vivos, variados, multiples y cooperantes.

Os convidamos a un primer encuentro international, durante la primavera  del 2016.

 

Appel en Allemand

Diskussion über Wege zum Post-Kapitalismus

Das Auftauchen und die Entwicklung des Herrschaftsprinzips, das der Welt im Laufe der Geschichte aufgezwungen wurde, kulminiert heute in der aggressivsten und ausgeprägtesten Form: der Kapitalismus und sein Anhang, der Nationalstaat. Sein Wettbewerbsdenken, ausgerichtet auf ungebremstes Wachstum,das als einziges Ziel die Schaffung von Mehrwert kennt, zerstört gleichermaßen kulturelle menschliche Werte und die Natur. Dieses Prinzip hat letztendlich die innersten Bereiche unseres Lebens durchdrungen und hat all unsere Kreativität und unsere kollektive Freiheit aufgesogen, sich nutzbar gemacht und zieht nun daraus für sich PROFIT.

Woher kommt unsere Schwierigkeit neue Wege zu finden?

Diese Feststellung, die keinesfalls zu Hoffnungslosigkeit und Aktionsmüdigkeit führen soll, erlaubt uns reinen Tisch zu machen mit den sogenannten politischen und wirtschaftlichen „Veränderungen“, die letzten Endes nur zu Desillusionierung führen und uns immer wieder dazu bringen, dieses Raubtiersystem zu stützen/am Leben zu erhalten.

Im Gegenteil, verloren auf den Irrwegen des Kapitalismus und selbst in seinem Zentrum, liefert uns der tägliche Widerstand gegen diese zerstörerische Welt und die Erprobung neuer Lebensformen die Grundlage für Reflexion und mögliche Aktion.

So entstehen in vom Kapitalismus zerstörten und aufgegebenen Gebieten selbstbestimmte Lebensformen, die entweder überlebt haben oder durch den Widerstand gegen jede Form der Unterdrückung (Patriarchat, Lohnabhängigkeit, Zerstörung der Ökosysteme Ethnozentrismus…) entstanden sind; dies auf der Grundlage neotraditioneller Form wie in Chiapas oder als politische Selbstverwaltung wie die Demokratische Konföderation Rojava im syrischen Kurdistan. Die Liste ist nicht umfassend, sie gibt nur die bekanntesten Beispiele wieder.

Auch innerhalb der üblichen Widerstandsmöglichkeiten im Kapitalismus, die zunehmend ausgehöhlt werden, ergeben sich neue Formen der Auflehnung gegen die vorherrschende Logik, die durch die traditionellen Formen des Kampfes nicht mehr abgedeckt sind (Gewerkschaften, politische Parteien).Hier ist eine bunte Palette von innovativen Initiativen entstanden, sei es in Kämpfen (ZAD, Hausbesetzungen…) wie auch in Alternativbewegungen (Transitiontown, Kooperativen, Urban Gardening, Permakultur, neue Formen des Zusammenlebens, Stadt der kurzen Wege, usw.)

Im Bereich der Politik scheinen sich neue Horizonte zu eröffnen, ausgehend vor allem von der Bewegung der „Empörten“ oder von einigen visionären Vordenkern der letzten Jahrzehnte, (Castoriadis, Bookchin usw.) die die etablierten politischen Parteien ausblenden

und sich auf das Regionale zurückbesinnen (Autonomie, Kommunales…) in der Form der direkten Demokratie.

Es handelt sich dabei nicht darum, dass Spezialisten oder Professionelle unabhängig vom alltäglichen Leben dies übernehmen, sondern ganz im Gegenteil alle an den Entscheidungen teilhaben. Und dies nicht mit dem Blick auf ein Mehr an sinnloser Arbeit, sondern als sinnvolles Schaffen, das für die Gemeinschaft unerlässlich ist, um die Voraussetzungen für die persönliche Entfaltung zu fördern.

Dieses politische Konzept, basierend auf dem Gemeinsamen, ist für alle gültig. Es will die sozialen Initiativen fördern indem alle Akteurinnen und Akteure eine Stimme bekommen.

Aber wie kann eine wachsende Bewegung entstehen, die in Netzwerken zusammenarbeitet, hier und jetzt, die nicht der institutionalisierten politischen Logik entspricht, den ehernen Marktgesetzen und der Gewinnorientierung gehorcht?

Ausgehend von der Verbindung von Philosophie und Aktion, die zu einer Bewegung wird, einem Ort des Austausches, ein sichtbarer Ausdruck der Solidarität, der unseren Kämpfen und sozialen Initiativen Kraft gibt, auf dass sie sich regional, national und auf lange Sicht international ausbreiten können, wie die Vordenker der Sozialökologie es beschrieben haben.

Unter diesen Gesichtspunkten laden wir alle zu dieser Begegnung ein, die sich grundsätzlich mit innovativen Ansätze befassen.

Das Ziel dieses Austausches ist die Schaffung eines Raumes für einen Gedankenaustausch, um den unerlässlichen Paradigmenwechsel hin zu einer neuen Politik grundsätzlich anzugehen und somit eine radikale Kehrtwende unserer Gesellschaft einzuleiten, hin zu einer neuen Welt, die aus lebendigen , verschiedenartigen und gemeinwohlorientierten Menschen besteht.

Wir laden also ein zu einer ersten internationalen Begegnung am 27.28. und 29. Mai in Lyon, Frankreich. Hier folgen das Programm und die Anmeldung.

 

Premiers signataires / Primeros signatarios :

Jean Claude Amara, Droits Devants – France
Sylvie Barbe, YURTAO, la Voie de la Yourte – France
Francine Bavay, EELV – France
Dominique Bellec , éditeur – France
Janet Biehl,  Co-auteure avec M. Bookchin du livre:  » Le Municipalisme libertaire » – USA
José Luis Carretero, Pdt de Ciences économiques et Sociales et de l´Autogestion – España
Fanny Darius, docteure en  anthropologie, Mouvement écologie féminisme révolutionnaire
Alain Dordé,  Initiatives décroissantes pour le climat – France
Fabrice Doublet, travailleur social- France
Eirik Eiglad, écrivain et éditeur, partisan de l´Ecologie Sociale – Norvège
Guillaume Faburel ,professeur, Université Lumière Lyon 2, Institut d’Urbanisme de Lyon
Yann Fiévet, Chroniqueur à la revue Zindigné-e-s – France
Vincent Gerber, historien, écologie sociale – Suisse
Frédérique Giacomoni,  éditrice – France
José maría Barrionuevo Gil , instituteur  – Torremolinos – Málaga – Espagne
Mathilde Girault, doctorante à l’Université Lumière Lyon 2 – France.
ICEA de Madrid (Institut de Ciences Economiques pour l´Autogestion) – Espagne
Bernard  LEGROS, Enseignant, Mouvement politique des objecteurs de croissance –
Serge Latouche , professeur d»Economie – France
Alain Lennuyeux, Collectif pour le Triangle de Gonesse – France
Guldive Luqman, militant kurde, journaliste – Allemagne
Pauline Masse, Universitaire, étudiante en géo-politique – France
Anna Monjo Omedes,  employée à Icaria Editorial de Barcelona – Espagne
Jean-Luc Pasquinet , objecteur de croissance – France
Alexandre Penasse, Rédacteur en chef de KAIROS – Belgique
Evelyne Perrin – Membre d’Agir Ensemble Contre le Chômage et de STOP Précarité – France
Mimmo Pucciarelli, Editeur – France
Dilia Puerta, porte parole  de « Apoyo Mutuo »- Espagne 
Floréal Romero, paysan, traducteur de M. Bookchin – Espagne
Pierre Sauze, épicier militant et réalisateur sonore – France
Marcel Sévigny, écrivain et militant municipaliste – Québec
Christian Sunt,  rédacteur Carnets de la Décroissance – France
Carlos Taibo, professeur de Sciences Politiques -Espagne
Michel Weber, philosophe – Belgique
Roger Winterhalter, ancien maire alsacien et anticolonialiste – France
Jean Zin, philosophe, auteur ecologiste révolutionnaire – France

Contact contribution / Contact para propuestas :
ecologiesociale@objectiondecroissance.org

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Rencontres pour repenser et construire l´indispensable post-capitalisme

L´émergence puis le développement du principe de domination, imposé au monde au cours de l´histoire, culmine aujourd´hui sous sa forme la plus agressive, rationnelle, et totalisante : Le Capitalisme et son appendice l´Etat Nation. Son essence compétitive, de croissance productiviste exponentielle, globalisante et aliénante par nature, ayant la valorisation de la valeur pour seul objectif, détruit à la fois la diversité des cultures humaines et celle de la nature. Elle a fini par envahir les sphères les plus intimes de notre être, phagocyter et détourner à son profit (Le Profit), toute notre créativité et notre capacité d´adaptation collective.

D´où notre difficulté à définir un nouvel horizon.

Toutefois, cette constatation, loin de nous conduire au désespoir et à l´inhibition de l´action, nous permet de faire table rase de ces soi-disant “changements” politiques et économiques qui finissent toujours par désenchanter et nous amènent, malgré nous, à renouveler ce système de prédation.

Par contre, déceler dans les zones “non piétonnières” du Capitalisme et au cœur même de ce dernier, les réelles oppositions à ce monde de destruction ainsi que les germes “vitaux” de résistance et d’expérimentation, nous fournit des bases de réflexion et d´action bien plus fiables et tangibles.

Apparaissent ainsi, dans les zones les plus délaissées, voire dévastées par le Capitalisme, par survie et-ou par refus de toutes formes de domination (patriarcat, ethnocentrisme, salariat, destruction des écosystèmes, etc…), de courageuses réalisations d´autogestion généralisée ; soit sur des bases d´organisation néo-traditionnelle comme au Chiapas, soit sur des bases politiques nouvelles, comme le Confédéralisme Démocratique au Rojava kurde. La liste n´est pas exhaustive et ne s´en remet qu´aux cas les plus connus.

Par ailleurs, au sein des zones “piétonnières” du Capitalisme, de plus en plus soumises aux pressions et destructions de ce dernier, répondent de nouvelles formes d´insoumission aux logiques dominantes, échappant même aux formes traditionnelles de luttes (syndicats, partis politiques). De fait, c´est tout un éventail coloré d´initiatives innovatrices qui voient le jour, que ce soit dans les luttes (ZAD, contre les délogements, occupations, etc…) comme dans les alternatives sociales (Villes en transition, Coopératives Intégrales, Alternatiba, permaculture, Amaps, jardins urbains coopératifs, Circuits Courts, Coopératives ouvrières, habitats alternatifs, etc….)
Quant au domaine du politique, partant notamment du mouvement des Indignés, et en écho à certains penseurs visionnaires des dernières décennies, (Castoriadis, Bookchin, etc..) une ère nouvelle semble s´ouvrir, faisant fi des partis politiques institutionnels, et dans le sens d´un recentrage sur le local (autonomie, municipalisme…), sous des formes nouvelles de démocratie directe.

Ces activités loin de se constituer comme l´affaire de spécialistes ou de professionnels, indépendantes du social au quotidien, invitent bien au contraire, au partage du pouvoir, à la décision par tou-te-s du-des communs, comme des activités sociales. Non plus dans une perspective lucrative de vaines besognes, mais comme créations utiles, indispensables à la communauté afin de subvenir conjointement aux besoins et épanouissements individuels.

Cette conception du politique, enchâssé dans le social est désormais affaire de tout le monde. Elle se veut fédératrice des initiatives sociales, et ceci en donnant la parole à toutes ses actrices et ses acteurs.

Mais comment initier un courant ascendant communicatif, en réseaux, ici et maintenant, qui n´alimente plus les logiques représentatives institutionnalisées du politique, comme celles de la loi d´airain du marché et de son productivisme ?

Partant de ces pensées-actions en mouvement, peut-on envisager ce domaine émergent du politique, comme lieu d´échange, comme lien, comme levain, comme la main visible et solidaire donnant un sens, un but et une force à nos luttes et initiatives sociales alternatives, localement, territorialement puis à plus long terme internationalement, comme l´ont suggéré bien des penseurs de l´Ecologie Sociale ?

C´est à cette réflexion que nous invitons toutes celles et ceux qui expérimentent et pensent ces initiatives innovantes comme fondatrices et fondamentales.

Car le propos de cette rencontre est bien de créer un espace de réflexion et de mise en commun afin de fonder et projeter un indispensable paradigme politique nouveau, crédible et palpable parce qu´alimenté par les réalisations concrètes interactives (politiques, sociales, culturelles), et d´ébaucher un indispensable et vital virage radical de notre société en vue de déboucher sur un monde nouveau, composé de mondes vivants, multiples et coopérants.

Nous appelons donc à une première Rencontre internationale
au printemps 2016.

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83Alain SIMONMar 02, 2016
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Texte de l’Appel à télécharger en français et en espagnol

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  • I am so happy that the idea of communalism is becoming stronger in our world. In Kurdistan we try to implement with the « democratic confederalizm » a similar political concept for many years…

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