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Murray Bookchin , Vincent Gerber

Au-delà de la rareté

Janet Biehl , Annick Stevens , M. Sévigny

Vincent Gerber

Murray Bookchin

G. D’Alisa, F. Demaria, G. Kallis

G. Borel


Carnet de la décroissance

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extractivisme

Collectif

crimeclimatique
 

Stéphane Lavignotte et Serge Moscovici

ecolosubversive

Maxime Combes

Le complexe d'Orphée

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commenttoutseffondrer

De l’Antiproductivisme

 

J-P Wauters

orientatationpol

S. FEYDEL C.Bonneuil

predation

P.Lucot et J-L Pasquinet

nucleaire

J-F. Aupetitgendre

porte-monnaie-199x300

Ouvrage collectif
coord. par M. Lepesant

couverture-antiproductisme

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Les Luddites

J-F Draperi

rendre possible un autre monde

Collectif

Sortir de l'industrialisme

 

Le Passager Clandestin

A. Lagneau, M. Barra
et G. Lecuir
couvhistoire
Camille

Le petit livre noir des grands projets inutiles

Sur la décroissance

 Pierre Dardot
Christian Lavalcommun


Didier Harpagès
croissance-co
Jerome Baschet

adieu-au-capitalisme

Christian Araud

vers1socitedesirable

Collectif

Un projet de décroissance

Collectif

decroi.10question-image

J-C Michea

Le complexe d'Orphée

Alban Vétillard


croissanceeco1

Jean Cournil et Bernard Legros


pertinence-escargot

Expérimentations minoritaires et utopies concrètes

Collectif

Faut-il arrêter de manger de la viande

Sylvie Barbe

yourte_barbe

Fruits oubliés
– Collectifcepages_interdits
Eric Dupin

lesdefricheurs

J-F Draperi
couv-godin-reedition2010s
Michel Lulek

scionspetit

Collectif
tele millevaches
Raoul Vaneigem
lettreamesenfants

Précurseurs de la décroissance – Le passager clandestin

 

Pierre Kropotkine
kropotkine
 Vincent Gerber et Floréal Romero

bookchincouv

 Etienne Helmer

diogènecouv

Claude Llena

lao-tseu

Françoise Gollain

André Gorz

Serge Latouche

Cornélius Castoriadis ou l'autonomie radicale

Frédéric Rognon

Lanza del Vasto

Etienne Helmer

Epicure ou l'économie du bonheur

Serge Latouche

Jacques Ellul, contre le totalitarisme technicien

Chantal Guillaume

Charles Fourier ou La pensée en contre-marche

Édouard Schaelchli

Jean Giono, Pour une révolution à hauteur d'hommes

Renaud Garcia

 Léon Tolstoï, contre le fantasme de toute-puissance

 

Livres collectifs

Collectif
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Collectif
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Collectif

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Fruits oubliés

cepages_interdits

B. Fressoz C.Bonneuil

evenement-anthropocène

Collectif

Pistes pour une agriculture écologique et sociale

Collectif

Un projet de décroissance

Collectif

Faut-il arrêter de manger de la viande

 

 

Aux éditions Utopia

Paul Ariès

Ecologie et cultures populaires

Nicolas Sersiron
detteextractivisme
Michel Lepesant

Collectif Utopia

agriculture et alimentation

Baptiste Mylondo

Alberto Acosta

le-buen-vivir

Collectif

 Guillaume Borel

travail-histoire

Revues et fascicules

Moins !

Journal romand
d’écologie politique

moins_10Moins est un journal bimestriel Suisse Romand d’écologie politique, issu du Réseau Objection de Croissance du canton de Vaud.
Il se propose de faire connaître et de mettre en débat les idées de la décroissance, tout en étant ouvert à d’autres approches critiques des systèmes de productivistes modernes, dans le respect de l’être humain, de la nature et des diversités. Moins! est indépendant de tout pouvoir économique, politique ou financier.
Toutes les contributions sont bénévoles et militantes. Il ne compte sur aucune publicité ni financement autres que sont lectorat.

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Forêt trésor inestimable ?

Ce fascicule contient différents articles autour de la forêt.
« Heureusement, des professionnels et des citoyens amoureux de la nature, conscients des trésors qu’elle abrite et de l’urgence de la sauvegarder, luttent pour préserver ces espaces boisés. Des paysans aussi se réapproprient ces lieux pour les entretenir et générer des revenus de subsistance par une gestion à taille humaine de la forêt dans toute sa diversité et sa complexité.
D’autres encore inventent et réinventent des forêts comestibles à petite échelle…

Forêt trésor inestimable ?
Auteur : Collectif - 20 pages -
Éditions : Nature & Progès -
format : 21 x 29,7
€2.00

Stop à la biomascarade.

« L’engouement pour le bois-énergie industriel est une menace pour l’environnement et nos forêts. »
Le projet de mégacentrale électrique à biomasse de l’entreprise Allemande E-on.
Pour alimenter sa centrale à biomasse de Gardanne (Bouches du Rhône), la multinationale de l’énergie E.ON veut s’approvisionner en bois dans le grand sud est de la France !
Ce fascicule démonte l’argument largement relayé par l’industrie et par certains gouvernements que la combustion de biomasse est bonne pour le climat parce qu’elle est carboneutre, c’est à dire que ses émissions de gaz à effet de serre  sont nulles …
Pour Greenpeace, « la combustion de biomasse émet d’immenses quantités de CO2…

Halte à la biomascarade - prix public
Auteur : Collectif SOS Forêt - 27 pages - Éditions : SOS Forêt - format : 21 x 29,7
€2.00
Halte à la biomascarade - commande par 10 exemplaires
Auteur : Collectif SOS Forêt - 27 pages - commande par 10 exemplaires - Éditions : SOS Forêt - format : 21 x 29,7
€7.00

Carnets de la décroissance

Commander n°1

Carnet de la décroissance
Auteur : Collectif - Édition : Aderoc - format : 15 x 21 cm - 120 pages
€6.00

Commander n°2

Carnet de la décroissance
Auteur : Collectif - Édition : Aderoc - format : 15 x 21 cm - 120 pages
€7.00

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eventail_sDepuis l’été 2011, nous auto-éditons et auto-imprimons une petite collection de courts fascicules (d’une trentaine de pages) :

  • Séries de : Juin 2011, juin 2012, juillet 2013.
  • Il y a dans chaque fascicule au moins deux textes de deux auteurs différents
  • les deux textes proposent une réflexion convergente
  • Si vous voulez recevoir les fichiers pour pouvoir vous-même imprimer les fascicules, écrivez-nous.

Vous pouvez les télécharger (ci-dessous).

Série de juillet 2013

Décroissance de l’argent, monnaies de la décroissance, par Annie Vital + Pour un buisson d’eSpérimentations de décroissance de l’argent, par Michel Lepesant

Par quel paradoxe ou provocation les décroissants défendent-ils les projets de monnaie locale complémentaire (MLC) comme l’une des alternatives concrètes les plus prometteuses pour une transformation sociale, écologique et démocratique ? Car le monde dont ils veulent sortir n’est-il pas le monde de la « banalisation de l’argent » ?

Politiquement, nous devons nous demander :

  • si une monnaie peut être moins que de l’argent (et comme c’est moins, c’est mieux) : argent pour échanger ou monnaie pour partager1 ? S’agit-il de viser une « autre » abondance ou une « autre « rareté » ?
  • si la localité des MLC est la bonne échelle pour se réapproprier l’usage de la monnaie, une échelle humaine : l’endogénéïsation de la MLC suffit-elle à échapper à la « banalisation de l’argent » ?
  • si la complémentarité qui débute par une relation de subsidiarité avec l’Euro peut et doit se donner pour horizon de devenir une « alternative » en rupture avec l’Euro : une MLC doit-elle rester une monnaie gagée ou non ?

C’est une bonne guerre qu’il nous faut, par PMO + Pourquoi la croissance ? par Michel Weber + L’antiproductivisme comme condition de la paix, par Bernard Legros.

  • Dans la logique du productivisme, c’est une bonne guerre qu’il nous faut, encore un texte roboratif de P.M.O.
  • On sait maintenant que seule la guerre offre des perspectives tangibles à la croissance, selon Michel Weber.
  • Il faut aller au bout du raisonnement: si le productivisme, c’est la guerre alors la paix, c’est l’antiproductivisme : Bernard Legros en vient à ébaucher un programme pacifiste pour une gauche antiproductiviste

Pourquoi ne pas en finir avec la voiture ? par Boris Prat + plusieurs textes du MOC et de Mocqueurs pour en appeler à l’antiproductivisme

  • Comment remettre la voiture à sa place ?
  • Appel de Vassivières d’août 2009
  • Adresse du MOC aux antiproductivistes de gauche, libertaires et écologistes de novembre 2012
  • Manifeste antiproductiviste pour des sociétés du Bien vivre, par Christian Sunt et Michel Lepesant
  • Assez de blabla, 14 revendications antiproductivistes !

Série de juin 2012

La contingence et le buisson, de Boris Prat + Décroissance ou objection de croissance, de Michel Lepesant.

En tant qu’écologistes radicaux, les décroissants ont une responsabilité particulière vis à vis du futur : celui de la planète, celui des générations futures. Sont-ils pour autant des prophètes, les porte-parole d’une avant-garde éclairée qui saurait mieux que tout le monde et à l’avance de quoi demain sera fait ?

Il y a là un défi : sans retomber dans le déterminisme du matérialisme historique, il revient pourtant aux décroissants de ne pas rester « insensible à l’historique » ; d’une part d’envisager l’avenir non plus sur le modèle d’une ligne toute tracée mais à l’image d’un buisson d’expérimentations. D’autre part, de concevoir la transition qui en sortant d’une société de croissance construira une société d’a-croissance.

Autogestion généralisée de la vie, par Sergio Ghirardi et Raoul Vanegeim.

Dans le n° 12 de la revue Internationale situationniste, publiée en septembre 1969, le thème de l’autogestion généralisée de la vie vient au cœur du débat.

Sous l’emprise puissante et euphorique des « événements » de Mai 68 auxquels ce numéro est dédié, émerge le projet du renversement de perspective de la vie sociale que les situationnistes soutenaient en opposition à la société du spectacle diffus du capitalisme libéral autant qu’à celle du spectacle concentré du capitalisme d’Etat soi-disant communiste.

L’action des situationnistes à la Sorbonne peut être résumée par cette seule formule : « tout le pouvoir à l’assemblée générale ». Pendant toute la durée des émeutes, les situationnistes rappelèrent constamment le principe de la démocratie directe en dénonçant d’une façon ininterrompue récupérateurs et bureaucrates, car ils envisageaient la formation d’organisations conseillistes se fédérant sur la seule base de la démocratie totale et de la critique totale.

Pourquoi instaurer un revenu inconditionnel, de Baptiste Mylondo + Pas de revenu inconditionnel sans revenu maximum acceptable, de Michel Lepesant.

Un « revenu » est ce qui « revient ». Le revenu inconditionnel (RI) signifie donc que, dans une communauté politique, ce que chaque membre apporte, quelle que soit la forme de son utilité sociale, doit lui revenir inconditionnellement, de la naissance à la mort, sans aucune contrepartie.

Pour les décroissants, qui est la seule mouvance politique qui place le RI au cœur de ses revendications, et pas simplement en position de gadget électoral, n’est-il pas légitime d’articuler le RI – défini comme un « socle » ou un « plancher » – avec un revenu maximum acceptable (RMA) – défini alors comme un « plafond » ?

Syva, Ager et Hortus, de Thierry Sallantin + Faire (re-)naître des jardins en ville, de Christina et Thierry Brulavoine.

AGER : rupture totale avec l’écosystème naturel. HORTUS : se glisse avec souplesse en jouant au maximum sur les interfaces entre écosystèmes et tire profit des dynamiques naturelles des végétations, en continuité nette avec l’écosystème. Si le jardin devient « dominé par les arbres plutôt que par les tubercules ou par des grandes herbacées comme les bananiers ou les papayers, la différence avec la forêt, SYLVA, s’estompe encore plus » .

Le jardin est donc une sorte de « culture de la pauvreté » et quand la pauvreté n’est pas confondue avec la misère, elle peut devenir souhaitable : souhait d’un équilibre plutôt que d’une exploitation de la nature.

Souhait de faire renaître des jardins en ville.

Série de juin 2011

nucleaire1-1Chronique du conseil municipal, par Thierry Brulavoine + Eloge de la négative attitude, par Jean-Luc Pasquinet

La Décroissance, depuis février 2008, publie la « chronique du conseil municipal » suite à l’élection d’un MOCqueur à St Nazaire.

Cette auto-édition de quatre chroniques parues dans ce journal est une (bonne) manière de manifester la reconnaissance du MOC à ce travail de dissensus.

Alors que les marxistes attendent le Grand Soir, et que d’autres veulent prendre le pouvoir par les urnes, pour le MOC il est bien plus urgent de penser et proposer des contre-pouvoirs.

C’est pourquoi, sans illusion, sans attendre, le MOC entend participer à diverses élections. Comment changer la société sans prendre le pouvoir ?

Arrêter les nucléaires.

Nucléaire, il n’y a qu’un scénario pour éviter la catastrophe : l’arrêt immédiat, par Pierre Lucot et jean-Luc Pasquinet.

Pour arrêter les nucléaires, faire sauter 4 verrous, par Michel Lepesant.

Divers

DVD

DVD de Dermot O’Connor

Sans lendemain

DVD portrait de lieux

Sans lendemain

 

→ Pour le climat, Grève de l’économie !

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Si le dérèglement climatique est bien issu d’une « organisation sociale »,

alors sa défense mérite une grève de l’économie !

Pour les organisations syndicales, la grève, c’est le dernier recours après que tous les autres modes d’action aient échoués. Cela n’est-il pas le cas dans le domaine du
climat ? L’échec annoncé de la COP21 nous incite à penser que oui. Et ce n’est pas le MEDEF qui nous contredira : dans un manifeste récent sous-titré « Opportunité – Responsabilité – Compétitivité, le plumitif chargé du Développement Durable » déclare : “C’est en permettant à son industrie de lutter à armes égales dans la compétition mondiale que l’Europe servira le mieux la cause de la lutte contre le changement climatique”. Voilà l’avenir que nous proposent les “décideurs” : utiliser le dérèglement climatique pour dérégler encore plus, jusqu’à la catastrophe finale. Oui, l’économie est en guerre contre l’écologie, contre la vie, et nous savons bien qu’aucune solution graduelle ne pourra régler le problème. Pas plus que les fausses solutions comme les agrocarburants, l’utilisation industrielle de la biomasse, les hydrocarbures non conventionnels, la capture et le stockage du carbone, le charbon “propre” et les délires de la géo-ingénierie, et bien entendu pas plus que le nucléaire, qui ne peut en aucune façon être un recours contre le réchauffement global.

Aujourd’hui, le temps n’est plus aux négociations, mais à la lutte

C’est donc bien le système économique qui est responsable du dérèglement climatique. C’est donc bien l’économie capitaliste, basée sur le cycle infernal extraction / production / distribution / consommation / déchets, qui marchandise tous les aspects de la vie, jusqu’à tenter de marchandiser le climat lui-même.

D’où la nécessité d’arrêter le massacre. D’où la nécessité de la grève.

Quand on utilise le mot grève, la majorité des gens pensent immédiatement arrêts de travail dans le secteur dit productif ou dans le secteur public, principalement à l’appel et sous la direction des organisations syndicales. Ceci est une manière très restrictive de voir les choses.
En effet dans nos activités, productives ou non, dans notre vie quotidienne, nous utilisons des techniques, des objets, des biens qui nécessitent plus ou moins d’énergie, nous sommes donc acteurs du dérèglement climatique ; acteurs collectifs car impliqués dans une organisation sociale : le capitalisme productiviste et consumériste.

Dans les lieux de formation, d’éducation c’est le contenu des savoirs et des apprentissages que nous devons interroger, par un regard critique sur les techniques, et les enseignements.

Notre conception de la grève est donc plus large. Elle est plus à chercher du côté de ce qu’on appelle la grève politique, une grève qui a pour objet non pas d’obtenir la satisfaction de revendications professionnelles, mais bien d’affirmer une opposition et un projet politique alternatif. En ce sens, la grève politique a tendance à devenir grève générale. En France, la grève générale de mai 68 et dans une moindre mesure la grève de décembre 95 étaient des grèves politiques, puisque leurs revendications visaient à un changement de société.

Pour autant, nous ne proposons pas une grève sans revendications, mais celles-ci ne visent pas à une “amélioration” de la situation de telles ou telles catégories sociales, ni de l’ensemble du système.
Il ne s’agit pas de négocier au moment de la COP, pour obtenir un “accord” illusoire, mais d’avancer des revendications dans le cadre de l’élaboration d’un programme alternatif, visant à en finir avec le système en remettant en cause ses fondamentaux et en proposant des alternatives à :

  • L’exploitation de la nature et des ressources : par la revendication du maintien des fossiles dans le sol, par le désinvestissement des énergies issues de ces fossiles.
  • La mondialisation, la financiarisation : par une relocalisation des productions d’énergie, de nourriture, des biens matériels indispensables au plus près des territoires, et donc le rétablissement des souverainetés alimentaires, énergétiques et bien entendu démocratiques.
  • La remise en cause du travail exploité et destructeur pour le climat : par la revendication du partage des tâches socialement utiles et d’un revenu d’existence (lié à un revenu maximum) remettant en cause la nécessité de travailler pour vivre et de vivre pour travailler.
  • L’inflation des technologies dures, destructrices de la nature et des liens sociaux : par la promotion de technologies douces et soutenables.
Les modalités de la grève

Bien sûr il faudra des arrêts de travail dans les secteurs de l’extraction, de la production, de la distribution, de la (re)production (éducation, information…). Ces arrêts de travail seront l’occasion de réunions sur les lieux de travail, de débats dans les entreprises, les services publics, les établissements scolaires, d’actions telles que blocages, arrêts de la production.
Cela ne sera pas le plus facile, tout d’abord du fait de la dureté des relations de travail dans les entreprises, d’une législation qui criminalise de plus en plus les mouvements, des positions de certaines organisations syndicales. Mais qui ne commence rien n’a rien.

Des actions de boycott de la distribution, de remise en cause de la consommation, encore une fois sous la forme de blocages, mais aussi de journées sans achat, d’actions antipub…
Des actions de blocages des centres de stockage, des transports de marchandises et voies de communication, des médias publicitaires.
Une grève de nos béquilles technologiques qui de plus en plus structurent nos vies : Pendant la COP, commençons par éteindre nos portables, nos écrans, retrouvons nous pour échanger de vive voix.
Une grève de la malbouffe : Si on réduisait notre consommation de viande ? Si on mangeait végétarien ? Si on consommait local ? Pour paraphraser Gandhi, les occasions ne manquent pas de ne nous nourrir simplement pour que simplement d’autres puissent se nourrir.

L’organisation de la grève

Loin de nous la tentation de proposer des formes d’organisation toutes prêtes. La grève de l’économie pour le climat, ça peut aller de la démarche individuelle, de la mise en pratique de la simplicité volontaire, du boycott actif et du blocage symboliques jusqu’à la généralisation des luttes. Remarquons cependant qu’à l’occasion des grèves, il se constitue très naturellement des structures autonomes, sous la forme de comités de grève, comités de lutte, d’action… C’est à cela que nous appelons.
Dès maintenant nous appelons à la création de Comités de Grève pour le Climat.
En conclusion, nous ne sommes pas naïf au point de croire qu’une grève de grande ampleur puisse se déclencher avant ou pendant la COP. Il faut un temps de préparation, et c’est à cela que nous nous consacrons maintenant, c’est à cela que nous vous appelons. Si nous n’avons rien à attendre de la COP, nous avons tout à attendre du moment de la COP. Plus les formes d’action s’inscrivant dans la logique de la grève de l’économie seront nombreuses à ce moment là, plus la remise en cause de l’économie sous sa forme actuelle prendra de la force.

La grève de l’économie ça vaut le coup qu’on s’y arrête
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Communiqué – Octobre 2015
COP 21
les Objecteurs de croissance prennent l’Initiative

Initiatives Décroissantes pour le Climat, c’est le signe de ralliement que se sont donnés les objecteurs de croissance et celles et ceux qui partagent leur projet à l’occasion des mobilisations qui auront lieu en décembre à Paris. Nous n’attendons rien de la COP et de ses fausses solutions : l’objectif officiel des 2 degrés maximum d’augmentation de la température globale étant d’ors et déjà en voie de dépassement, tout accord est de ce fait caduc avant même sa signature. Nous attendons tout du moment de la COP, en termes de conscientisation et de construction d’un mouvement mondial visant à en finir avec ce système qui détruit le climat et la vie sur terre comme il opprime les peuples.

Nous participerons au mobilisations programmées par l’ensemble de la société civile, sur la base de nos propres positions : la marche pour le Climat du 29 novembre, l’accueil des marches venant de territoires en lutte de toute l’Europe, les rassemblements qui auront lieu les 5-6 décembre à Montreuil, les actions de masse du 12 décembre.
Nous attachons une importance particulière à l’organisation de l’opposition au salon Solutions 21, vitrine des multinationales destructrices du climat et des institutions à leur service, qui se tiendra au Grand Palais, du moins si nous lui en laissons la possibilité…

Spécifiquement, nous tiendrons pendant toute la durée de la COP une permanence d’accueil, d’information et de mobilisation au local associatif La Maison Ouverte, à Montreuil (93).
Dans ce lieu, nous mettrons en place un pôle médias qui fonctionnera en continu et aura deux fonctions principales :
– accueil, lieu de travail et de diffusion pour des médias libres papier, audio-visuel, internet, concernés par la question du climat.
– production d’information sur le tas par le biais de la captation et de la diffusion en flux continu des événements qui auront lieu pendant la COP et de la diffusion régulière de spots radio et/ou vidéo vers les médias indépendants.

Enfin, conscients du fait que l’Économie ne sauvera pas le climat, mais qu’au contraire, elle est en guerre contre celui-ci, nous donneront la plus grande ampleur à notre appel à la Grève de l’Économie pour le climat et aux actions qu’elle implique, seul mode de mobilisation qui soit à la hauteur de l’enjeu face à la situation catastrophique dans laquelle se trouve la planète.

Telecharger le communiqué

communiqué_oct_2015_climat_greve_economie

 

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