(F)Estives 2016 – Le Programme

Le programme

Depuis 2006, les objecteurs de croissance, les anti-productivistes, les partisans de l’après-développement, de l’écologie radicale se rencontrent en été pour partager un moment de dialogue.
Le mythe d’une croissance comme moteur de l’économie est en train de s’effondrer. Non seulement même les économistes reconnaissent – enfin avec des chiffres – que la croissance n’a été qu’une parenthèse mais les historiens nous confirment que les « trente glorieuses » n’ont été que les « trente ravageuses ».
C’est dans ce contexte que nous devons prendre nos responsabilités : puisque cela  fait plus de 40 ans que les seuils de soutenabilité écologique ont été dépassés, comment décroître ?
Pour quelles sociétés d’a-croissance ?
Par quelles transitions ?
Que peut-on rêver après le productivisme et le capitalisme ?

Les(F)Estives sont organisées par l’AderOC, l’association d’éducation populaire de l’objection de croissance. Elles se déroulent sous la forme de tables rondes et d’ateliers participatifs à partir d’un thème général qui varie selon les années.  Cette année nous évoquerons un thème au cœur de notre projet: l’alimentation. Nous interrogerons la production agricole, les systèmes de distribution actuels ou à imaginer, les politiques agricoles à combattre ou mettre en œuvre…
Nous tenons à ce que ces rencontres soient culturelles et conviviales : ce sont des occasions de faire participer des associations locales, d’aborder des problématiques locales.

Les 2 grands axes de ces (F)Estives 2016 :

  • 13/14 juillet : Espace d’échange sur la construction politique nécessaire aux Objecteurs de croissance et Décroissants.
  • 15/16/17 juillet : Alimentation et décroissance : recherches et expérimentations sur la production, la distribution et la consommation des aliments face à l’effondrement.
    Programme détaillé session 1 :

    Mercredi 13 juillet : horaires de début 10h
    Introduction : présentation et bilan du « processus »
    Quelles procédures de mobilisation des acteurs et de prise de décision ? (Discussion lente 1 en plénière et en sous-groupes)
    Discussion lente 2 : Le « noyau central » de la décroissance (5 à 10 idées centrales)

    Jeudi 14 juillet :
    Discussion lente 3 : Synthèse-cadre du « noyau »
    Discussion lente 4 → en 2 étapes. Etape 1 : les argumentaires sur la participation ou non aux élections. Etape 2 : Positionnement-cadre sur les élections

    Programme détaillé de cette session 2 :

    Vendredi 15 Juillet
    de 9h30 à 10h15 pleinière de présentation

    De 10h30 à 12h30 –  Ateliers

– de la biologie cellulaire à la cuisine créative, Fabienne BRAJEUL
– qu’est-ce que l’agroforesterie, Christian SUNT
– autonomie alimentaire dans une perspective décroissante : mouvements freegans et food not bomb, Thierry BRUGVIN
– préservation du foncier agricole ( dynamique Terre de liens ), Jérôme SEGURA

De 14h30 à 16h30 – Ateliers

– présentation du livre Le mythe végétarien ( Lierre KEITH ), Thierry SALLANTIN
– la traction animale, Michel SIMONIN
– comment consommer équitable et écologique, Thierry BRUGVIN
– quels régimes alimentaires compatibles avec la sobriété énergétique et la biodiversité, Lena ABI CHAKER

De 17h à 19h – Conférence

« En quoi les principes de la permaculture peuvent enrichir et rejoindre la pensée de la décroissance ? »
Lena ABI CHAKER

Samedi 16 Juillet

De 9h30 à 11h30 – Ateliers

– les agrocarburants contre les peuples du Sud, Thierry BRUGVIN
– agriculture et alimentation face au moins disant social et écologique, Nicolas SERSIRON
– Ceintures vivrières en région parisienne,  outil de relocalisation  alimentaire Jean-Luc PASQUINET
– le triangle de Gonesse ( île de France ) : un exemple de bétonnisation des terres agricoles, Alain DORDE

De 11h30 à 13h30 – Ateliers

– préserver les sols et la qualité des terres nourricières, Nadine Braendlin
– plantes sauvages nécessaires à notre équilibre alimentaire et à notre santé, Lena ABI CHAKER
– démographie et alimentation, Michel SIMONIN
– présentation du livre de Pablo SERVIGNE : Nourrir l’Europe en temps de crise, Hélène SCHMITT

De 15h à 17h – Ateliers

– la semence paysanne, support de l’autonomie et de la biodiversité, Jean-Luc DANEYROLLES
– cultiver la biomasse ou s’alimenter, Christian SUNT
– taxes territoriales sur l’alimentation, Michel SIMONIN
– le sens de la relocalisation: critique politique des produits Jean-Luc PASQUINET

De 17h30 à 19h30 – Conférence

« Les conséquences du réchauffement climatique ,de la disparition de la ressource phosphate et de la destruction des sols sur la production alimentaire »
Adrien COUZINIER

Dimanche 17 Juillet

De 9h30 à 11h30 – Table ronde

« géopolitique du pouvoir alimentaire et agricole »
BRUGVIN – SERSIRON – SIMONIN

De 13h à 15h pleinière de bilan et perspectives 2017

Téléchargez le flyer avec modalités d’inscription des (F)Estives 2016 au format pdf
flyer_festives_2016_WEB
Retrouvez les infos pratiques et l’inscription en ligne ci dessous :

avril 27th, 2016

  • La « désaccoutumance de la croissance » ne se fera pas à travers un militantisme dufaire valoir par des « contres qui laissent supposer que le pour a raison » dans cette Démocrature .
    Le RIE (revenu inconditionnel d’existence ) que nous recherchons n’est pas à proposer dans cette démocrature car il ne pourrait s’agir que d’un acquis social de plus , alors que pour moi il s’agit d’un dû a chaque être humain qui n’ai pas réglable que par la monnaie . Trop facile dans nos Pays Riches !
    De nombreux chemin de recherches passent par la « Sécession »dans un véritable « pas de côté » avant  » d’être les derniers à éteindre la lumière »Jorion

  • Dans la nature les animaux ne doivent pas payer pour boire ni pour manger, toi et moi nous le devons… Alors n’est-il pas légitime que humain ait accès à ses besoins élémentaires ?

    • Ils ne payent pas parce qu’ils se contentent de manger des aliments à l’état brut. Les animaux qui mangent des aliments dénaturés payent leur gloutonnerie du prix de la domesticité. Jean de La Fontaine et Rudyard Kipling ont écrit de belles pages sur le vrai prix de la domesticité.
      Nous payons comme eux le prix de notre domesticité. Il faut bien payer le gaz et la gazinière et les casseroles et tous les ustensiles qui vont avec et qui rendent finalement nécessaire in fine d’avoir une « cuisine » …. Un prix tellement élevé ( quand on veut bien y regarder de près) que c’est à se demander pourquoi on ne se contente pas de manger des fruits, des noix et des plantes sauvages plutôt que de consommer ces plantes qui sont historiquement à l’origine des formes antiques du capitalisme et de la spéculation : les céréales …….

      • C’est vrai que manger cru est un moyen de se débarrasser de beaucoup d’artifices, d’ustensiles et de machines (souvent fabriqués en chine), et souvent de maladies. Un bon pas vers la simplicité et la décroissance, avec l’hédonisme du plaisir de manger des aliments de qualité (la qualité devient nécessaire lorsqu’on ne modifie plus le goût, on ne peut pas masquer le manque de goût, il faut de la qualité), ce qui mène à manger bio par exemple, et voilà encore un apport écologique (et de santé).
        Enfin, la suppression des produits industriels, l’huile de palme, le sucre raffiné, et tous les additifs, colorants, conservateurs, emballages, c’est encore un bienfait pour l’environnement et la santé.
        Ne plus manger de céréales remet également beaucoup (toute?) notre société en question.
        Tout cela pardonne bien l’importation de quelques fruits exotiques, cuits par le soleil qui manque souvent ici.
        Je vois à votre photo de durian que vous êtes un adepte du cru, et je vous salue.

  • pour bien d’autres raisons que celles avancées plus haut certains d’entre nous sont fermement opposés à toutes idées de ‘revenu’ et idem pour ‘salaire’..
    (btw, pourquoi une idée un peu mythique et ‘réac’ comme celle de ‘nature’ serait-elle un ‘modèle’ et d’ailleurs drôle d’argument ‘retournable’ : y-a-t-il des animaux salariés? ;-)))
    et si…
    bienvenue aux debats de tou/te/s ceux qui animés de bonnes intentions.. ont pu se faire attirer par des chimères neocapitalistes, comme le rdb et autres rd’e (si, si.. il y en a..)
    mais plutot bannir resolument tout ce qui donne place à des pyramides, états, bureaucraties, argent, monnaies, aliénations..

    et donc plutot (dans une assez stricte équité /égalité) de la sobriété /simplicité chaleureuse fondée sur du partage direct, de l’abondance ‘durable’ elle aussi sobre et non gaspilleuse…

  • Bonsoir
    Je voudrais savoir si c’est organisé par les mêmes qui réclament un revenu d’existence, même pour les riches ! car je suis contre celà. Aucun animal dans la nature ne reçoit un revenu d’existence, c’est ridicule.
    Au lieu de réclamer un salaire décent par foyer. Une échelle de salaire de 1 à 4.
    S’il n’est pas question de revenu d’existence, je pourrais peut-être y aller avec d’autres amis.

    • Bonjour,

      Le Revenu d’existence a fait partie, au même titre que d’autres sujets, de certains débats des Rencontres des objecteurs de croissance par le passé. Cette année les débats sont consacrés au thème : alimentation et décroissance, voir la page programme des festives 2016 pour plus de details.
      Ces rencontres sont organisées par l’Aderoc, association d’éducation populaire des objecteurs de croissance qui n’est pas détentrice de la proposition de revenu d’existence, vous êtes donc la bienvenue à ces rencontres qui sont ouvertes à tous les décroissants, objecteurs de croissance afin d’echanger et debatre sur tous les sujets. Merci à vous.

    • La campagne de dénigrement du revenu d’existence continue même ici alors !
      Maintenir à tout prix l’obligation de vendre sa force de travail c’est maintenir la plus value et le capitalisme pour produire toujours plus de valeur marchande sans même de valeur d’usage. Le revenu inconditionnel est par contre une des conditions nécessaire mais non suffisante pour parvenir à l’autonomie.
      Je ne pense pas que le contenu des festives doit être adapté pour élargir son marché à tes attentes de consommateur (potentiel) avisé.
      Quant aux animaux, j’imagine que tu ne considères que le cas de ceux qui ont été domestiqués.

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