eventail_sDepuis l’été 2011, nous auto-éditons et auto-imprimons une petite collection de courts fascicules (d’une trentaine de pages) :

  • Séries de : Juin 2011, juin 2012, juillet 2013.
  • Il y a dans chaque fascicule au moins deux textes de deux auteurs différents
  • les deux textes proposent une réflexion convergente
  • Si vous voulez recevoir les fichiers pour pouvoir vous-même imprimer les fascicules, écrivez-nous.

Vous pouvez les télécharger (ci-dessous).

Série de juillet 2013

Décroissance de l’argent, monnaies de la décroissance, par Annie Vital + Pour un buisson d’eSpérimentations de décroissance de l’argent, par Michel Lepesant

Par quel paradoxe ou provocation les décroissants défendent-ils les projets de monnaie locale complémentaire (MLC) comme l’une des alternatives concrètes les plus prometteuses pour une transformation sociale, écologique et démocratique ? Car le monde dont ils veulent sortir n’est-il pas le monde de la « banalisation de l’argent » ?

Politiquement, nous devons nous demander :

  • si une monnaie peut être moins que de l’argent (et comme c’est moins, c’est mieux) : argent pour échanger ou monnaie pour partager1 ? S’agit-il de viser une « autre » abondance ou une « autre « rareté » ?
  • si la localité des MLC est la bonne échelle pour se réapproprier l’usage de la monnaie, une échelle humaine : l’endogénéïsation de la MLC suffit-elle à échapper à la « banalisation de l’argent » ?
  • si la complémentarité qui débute par une relation de subsidiarité avec l’Euro peut et doit se donner pour horizon de devenir une « alternative » en rupture avec l’Euro : une MLC doit-elle rester une monnaie gagée ou non ?

C’est une bonne guerre qu’il nous faut, par PMO + Pourquoi la croissance ? par Michel Weber + L’antiproductivisme comme condition de la paix, par Bernard Legros.

  • Dans la logique du productivisme, c’est une bonne guerre qu’il nous faut, encore un texte roboratif de P.M.O.
  • On sait maintenant que seule la guerre offre des perspectives tangibles à la croissance, selon Michel Weber.
  • Il faut aller au bout du raisonnement: si le productivisme, c’est la guerre alors la paix, c’est l’antiproductivisme : Bernard Legros en vient à ébaucher un programme pacifiste pour une gauche antiproductiviste

Pourquoi ne pas en finir avec la voiture ? par Boris Prat + plusieurs textes du MOC et de Mocqueurs pour en appeler à l’antiproductivisme

  • Comment remettre la voiture à sa place ?
  • Appel de Vassivières d’août 2009
  • Adresse du MOC aux antiproductivistes de gauche, libertaires et écologistes de novembre 2012
  • Manifeste antiproductiviste pour des sociétés du Bien vivre, par Christian Sunt et Michel Lepesant
  • Assez de blabla, 14 revendications antiproductivistes !

Série de juin 2012

La contingence et le buisson, de Boris Prat + Décroissance ou objection de croissance, de Michel Lepesant.

En tant qu’écologistes radicaux, les décroissants ont une responsabilité particulière vis à vis du futur : celui de la planète, celui des générations futures. Sont-ils pour autant des prophètes, les porte-parole d’une avant-garde éclairée qui saurait mieux que tout le monde et à l’avance de quoi demain sera fait ?

Il y a là un défi : sans retomber dans le déterminisme du matérialisme historique, il revient pourtant aux décroissants de ne pas rester « insensible à l’historique » ; d’une part d’envisager l’avenir non plus sur le modèle d’une ligne toute tracée mais à l’image d’un buisson d’expérimentations. D’autre part, de concevoir la transition qui en sortant d’une société de croissance construira une société d’a-croissance.

Autogestion généralisée de la vie, par Sergio Ghirardi et Raoul Vanegeim.

Dans le n° 12 de la revue Internationale situationniste, publiée en septembre 1969, le thème de l’autogestion généralisée de la vie vient au cœur du débat.

Sous l’emprise puissante et euphorique des « événements » de Mai 68 auxquels ce numéro est dédié, émerge le projet du renversement de perspective de la vie sociale que les situationnistes soutenaient en opposition à la société du spectacle diffus du capitalisme libéral autant qu’à celle du spectacle concentré du capitalisme d’Etat soi-disant communiste.

L’action des situationnistes à la Sorbonne peut être résumée par cette seule formule : « tout le pouvoir à l’assemblée générale ». Pendant toute la durée des émeutes, les situationnistes rappelèrent constamment le principe de la démocratie directe en dénonçant d’une façon ininterrompue récupérateurs et bureaucrates, car ils envisageaient la formation d’organisations conseillistes se fédérant sur la seule base de la démocratie totale et de la critique totale.

Pourquoi instaurer un revenu inconditionnel, de Baptiste Mylondo + Pas de revenu inconditionnel sans revenu maximum acceptable, de Michel Lepesant.

Un « revenu » est ce qui « revient ». Le revenu inconditionnel (RI) signifie donc que, dans une communauté politique, ce que chaque membre apporte, quelle que soit la forme de son utilité sociale, doit lui revenir inconditionnellement, de la naissance à la mort, sans aucune contrepartie.

Pour les décroissants, qui est la seule mouvance politique qui place le RI au cœur de ses revendications, et pas simplement en position de gadget électoral, n’est-il pas légitime d’articuler le RI – défini comme un « socle » ou un « plancher » – avec un revenu maximum acceptable (RMA) – défini alors comme un « plafond » ?

Syva, Ager et Hortus, de Thierry Sallantin + Faire (re-)naître des jardins en ville, de Christina et Thierry Brulavoine.

AGER : rupture totale avec l’écosystème naturel. HORTUS : se glisse avec souplesse en jouant au maximum sur les interfaces entre écosystèmes et tire profit des dynamiques naturelles des végétations, en continuité nette avec l’écosystème. Si le jardin devient « dominé par les arbres plutôt que par les tubercules ou par des grandes herbacées comme les bananiers ou les papayers, la différence avec la forêt, SYLVA, s’estompe encore plus » .

Le jardin est donc une sorte de « culture de la pauvreté » et quand la pauvreté n’est pas confondue avec la misère, elle peut devenir souhaitable : souhait d’un équilibre plutôt que d’une exploitation de la nature.

Souhait de faire renaître des jardins en ville.

Série de juin 2011

nucleaire1-1Chronique du conseil municipal, par Thierry Brulavoine + Eloge de la négative attitude, par Jean-Luc Pasquinet

La Décroissance, depuis février 2008, publie la « chronique du conseil municipal » suite à l’élection d’un MOCqueur à St Nazaire.

Cette auto-édition de quatre chroniques parues dans ce journal est une (bonne) manière de manifester la reconnaissance du MOC à ce travail de dissensus.

Alors que les marxistes attendent le Grand Soir, et que d’autres veulent prendre le pouvoir par les urnes, pour le MOC il est bien plus urgent de penser et proposer des contre-pouvoirs.

C’est pourquoi, sans illusion, sans attendre, le MOC entend participer à diverses élections. Comment changer la société sans prendre le pouvoir ?

Arrêter les nucléaires.

Nucléaire, il n’y a qu’un scénario pour éviter la catastrophe : l’arrêt immédiat, par Pierre Lucot et jean-Luc Pasquinet.

Pour arrêter les nucléaires, faire sauter 4 verrous, par Michel Lepesant.

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