Comment pourrait-on (re)lancer le mouvement antinucléaire ?

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7 réponses

  1. BONJOUR dit :

    il suffisait d’attendre …

    bien malheureusement, ce sont les Japonnais qui paieront le prix fort de l’expérience scientiste de leur lobby pro-nucléaire !

    C’est bien le lobby pro-nucléaire, qui nous a fait aujourd’hui la démonstration grandeur nature, que bien qu’ hyper-calculé … avec tous les coefficients de sécurité imaginables … C’est encore une fois la dernière inconnue qui a mis à mal le beau système !

    Espérons que nos concitoyens français & européens ouvrent grand les yeux et prennent les mesures nécessaires pour se débarrasser réellement et définitivement de ce FLÉAU !
    (même si cela se déroule sur une décennie, il faut se battre pour forcer ce démantellement, de façon contrôlée)

  2. Bernard dit :

    Cette présentation du mouvement anti-nucléaire laisse rêveur. Elle fait l’impasse sur les multiples tentatives d’avoir une coordination nationale comme la CNAN dans les années 1970 qui publiait la revue Masse Critique. Elle passe sous silence, la seule lutte qui a pris une dimension européenne : les Européens contre Superphénix qui ont gagné en 1997 après 22 ans de lutte… grâce à des accords avec les Verts puis entre ceux-ci et le PS. Elle oublie de dire que lorsque le Réseau Sortir du nucléaire est né en 1997 de la volonté des Européens contre Superphénix d’étendre leur méthode à l’ensemble du mouvement (chercher à convaincre une majorité de gens que la sortie du nucléaire est possible), il y a déjà eu une coordination « pour une sortie immédiate du nucléaire » qui n’a strictement rien fait d’autre que de participer aux manifestations du Réseau Sortir du nucléaire.
    Concernant les scénarios de sortie rapide, il en existe de multiples : cela va de deux ans (scénario publié en son temps dans la revue Silence reprenant plus ou moins les idées de la sortie immédiate après un accident qui ne laisserait plus le choix au gouvernement) à 30 ans (chez les Verts) en passant par deux scénarios à 5 ans et 10 ans publiés en 2008 par le Réseau Sortir du nucléaire.
    Enfin, les objecteurs de croissance ont-ils pour but d’être plus radicaux que les plus radicaux et de se complaire dans leur coin à être une centaine sur toute la France ou au contraire à élargir leurs horizon en ayant le courage / le culot de discuter avec une partie de plus en plus large de la population ?
    La peur de la dérive politique style Verts-Europe-Ecologie doit-elle empêcher de discuter avec l’ensemble de ceux qui veulent bien parler de décroissance ?
    Enfin concernant le recours au charbon, qui est prêt à assumer les conséquences sociales que cela implique : vivre dans des mines, avec une atmosphère toxique, comme pour les mines d’uranium, ce que nécessite ni le pétrole, ni le gaz.
    Enfin, il est bizarre de voir que les économies d’énergie n’arrivent qu’en cinquième priorité dans le compte-rendu, alors que pour la décroissance, c’est le moyen le plus efficace pour agir. Comme aucune énergie n’existe sans pollution, notre but n’est pas seulement d’arrêter le nucléaire, mais aussi le charbon, le pétrole (pic en vue), le gaz… mais aussi d’éviter la prolifération des parcs éoliens gérés par des multinationales. N’oublions pas que le soleil fournit 5000 fois ce que nous consommons en énergie actuellement, ce qui signifie qu’avec des moyens techniques, on peut détruire la planète simplement avec l’aide des énergies renouvelables 5000 fois plus vite !

    • Isabelle dit :

      c’est pourquoi est indispensable la distinction entre le temps court (l’urgence de l’arrêt du nucléaire avant la catastrophe) et le temps long qui permettra la prise de conscience d’une alternative sociétale
      je n’attendrai pas encore 30 ans pour me battre et les manifs du rézo ne servent à rien en définitive qu’à se faire plaisir entre militants, la belle affaire…
      je persiste… pour moi, il n’y a aucune commune mesure entre les dangers du gaz, du charbon, du pétrole et ceux du nucléaire, c’est pourquoi j’en fais une priorité personnelle qui n’empêche évidemment en rien de réfléchir à un autre monde possible… bon courage !

  3. bauer dit :

    NPA se déclare anti-nucléaire avant chaque élection (et après ?)
    Après aussi.
    Le NPA est de toutes les manifs, et actions antinucléaires.
    Simplement, pour le NPA c’est le capitalisme qui ruine la société et donc le but est évidemment d’en venir à bout.

  4. BIAUX dit :

    Yo les dès croissants !

    En effet, la lutte est quasi impossible face au lobbing d’état. Alors, ils nous restent, à nous, à faire en sorte d’etre capables de produire l’énergie dont nous avons besoin, en solo ou en commun, peu importe, chacun trouve Midi à sa porte…

    Militer pour militer sans agir, c’est vagir ! Informer pour informer sans vagir, c’est agir !

    Informés, nous pouvons nous organiser et construire !
    Quand tout les militants de la sortie du Nucléaire immédiate couperont leur compteur, car ils en ont le coeur, j’aimerais savoir et connaitre l’astuce qui leur permettra d’éviter le black-out ?
    C’est ce genre d’anerie qui décrédibilise le mouvement et démobilise les plus ouverts !

    Ne perdons pas notre temps en de vaine chamaillerie avec l’institution étatique, militons plutot pour la reconnaissance de toutes les énergies renouvelables naturelles comme potentiel d’émancipation des poulpes !

    FeelBio

  5. Cédric Cadoret dit :

    Juste pour intervenir sur ce que dit Jean Luc une petite chronique dans la décroissance de ce mois ci dans lequel WWF et Sherpa sont plus largement présentés comme étant pro-nucléaires….
    A propos non obstant au fait que l’uranium va inévitablement commencer à manquer il nous reste encore le thorium….
    http://jesrad.wordpress.com/2008/03/20/le-thorium-remplacera-t-il-luranium/

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